C’est confirmé : après les piscines, le FISC va s’attaquer à ces deux parties de la maison non déclarées en 2026

c’est confirmé, après les piscines, le fisc va s’attaquer à ces deux parties de la maison non déclarées en 2026

L’administration fiscale française entre dans une nouvelle ère avec le passage à la détection massive des fraudes par satellite. Cette évolution transforme profondément la surveillance du plan cadastral et cible plus que jamais les biens non déclarés, responsables de pertes majeures pour l’État. Si des milliers de piscines et autres aménagements échappaient encore récemment au contrôle, l’arrivée de la technologie couplée à l’intelligence artificielle promet de bouleverser la lutte contre la fraude fiscale. Dès 2026 les premières sanctions tomberont, marquant un véritable tournant pour tous les propriétaires.

Comment fonctionne la détection massive des fraudes par satellite ?

La généralisation de cette méthode s’appuie sur deux piliers technologiques essentiels. D’une part, les photographies aériennes collectées par l’Institut national de l’information géographique (IGN) sont renouvelées tous les trois ans. D’autre part, des algorithmes puissants d’intelligence artificielle analysent ces clichés afin de repérer toutes les constructions non inscrites au plan cadastral. Ce système détecte aussi bien les piscines enterrées que les vérandas ou abris de jardin en bordure de propriété, autant d’installations génératrices d’un impôt foncier supplémentaire.

Le projet baptisé “Foncier innovant”, aujourd’hui en phase d’exploitation industrielle, se distingue par sa capacité à couvrir rapidement tout le territoire français. Après avoir permis la découverte de 140 000 piscines non déclarées et rapporté 40 millions d’euros de taxe foncière en 2024, le dispositif élargit désormais ses contrôles à d’autres biens “oubliés” comme les abris de jardin et extensions diverses. Désormais, chaque modification potentiellement imposable est sous le radar de l’administration fiscale.

Quelles nouvelles obligations pour les particuliers face à la lutte contre la fraude fiscale ?

L’extension de la détection massive des fraudes impose des obligations renforcées pour tous les propriétaires fonciers. Toute installation, même modeste, doit être signalée à l’administration sous trente jours pour permettre la mise à jour du plan cadastral et l’ajustement de la fiscalité. Le respect du partage d’informations fiables devient crucial pour garantir la cohérence entre la réalité du terrain et les registres officiels.

Dans les prochaines semaines, un tiers des départements recevra des courriers de régularisation concernant les anomalies détectées par satellite. Les propriétaires concernés devront alors corriger leur situation ou risquer des sanctions lourdes lors des prochains contrôles prévus début 2026. L’opération va ensuite s’étendre à l’ensemble du pays, renforçant la lutte contre la fraude fiscale sur tout le territoire.

Quels types de biens sont ciblés par les nouveaux contrôles par satellite ?

Si les grandes piscines ont été la première cible, l’attention de l’administration fiscale se porte désormais sur une large gamme d’infrastructures rarement déclarées. Parmi les biens non déclarés visés figurent :

  • Les abris de jardin dépassant les dimensions réglementaires
  • Les garages nouvellement construits ou agrandis
  • Les vérandas, terrasses fermées et extensions attenantes
  • Certaines surfaces bâties comme les courts de tennis ou annexes de loisirs

Cette diversité oblige les habitants à redoubler de vigilance dans leurs démarches administratives et annonce un élargissement significatif des recettes fiscales pour les collectivités locales.

En multipliant les points de contrôle automatisé, les autorités espèrent limiter la tentation de contourner la déclaration, y compris lors de travaux progressifs parfois oubliés plusieurs années après leur réalisation.

Comment se déroule la vérification individuelle après une anomalie détectée ?

La détection automatisée n’est qu’un premier filtre : chaque irrégularité repérée fait l’objet d’une vérification humaine minutieuse. Un agent compare les images satellitaires avec les dossiers cadastraux pour confirmer ou infirmer l’omission soupçonnée.

Le dialogue reste possible à ce stade. Si le propriétaire justifie l’écart ou fournit des documents probants, le dossier peut être classé sans suite. Sinon, une procédure de redressement fiscal démarre, confrontant l’individu à ses responsabilités légales.

Sanctions et implications des nouvelles méthodes de contrôle

Avec le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale, les conséquences financières deviennent importantes. En cas de fraude avérée – c’est-à-dire de dissimulation volontaire – la sanction peut atteindre jusqu’à 6 000 euros par mètre carré, auxquels s’ajoutent les impôts éludés et les intérêts de retard. Dans les cas graves, des poursuites judiciaires pour fraude fiscale aggravée peuvent également être engagées.

Toutes les installations soumises à déclaration doivent figurer dans la déclaration annuelle du logement principal ou secondaire. Les données issues du plan cadastral seront croisées avec celles provenant d’autres dispositifs de lutte contre la fraude sociale, conformément au futur projet de loi visant à renforcer le partage d’informations entre administrations.

Quels recours ou rectifications pour les propriétaires concernés ?

Recevoir une notification d’anomalie ne signifie pas forcément devoir payer immédiatement une amende. Il reste possible de régulariser spontanément une omission, limitant ainsi la pénalité encourue. Fournir une explication solide ou présenter des photos d’archives antérieures permet souvent d’éviter des contentieux longs et coûteux.

Adopter une démarche transparente favorise généralement une issue amiable, surtout en cas d’oubli involontaire plutôt que de volonté manifeste de dissimuler. Il est donc conseillé de conserver soigneusement archives de travaux, factures et plans d’urbanisme pour répondre efficacement aux sollicitations de l’administration fiscale.

À quelles évolutions faut-il s’attendre sur le contrôle foncier par satellite ?

Le passage à l’exploitation industrielle de la détection massive ne fait que commencer. À terme, le croisement intensif de données publiques et privées pourrait étendre le champ d’application au-delà des seuls biens immobiliers, incluant potentiellement équipements professionnels ou agricoles selon les priorités fixées par le projet de loi et la stratégie globale de lutte contre la fraude sociale et fiscale.

L’impact pour les contribuables dépendra de leur capacité à anticiper et respecter les obligations renforcées désormais exigées. Plus que jamais, conserver trace de chaque construction ou modification de son patrimoine immobilier devient indispensable pour éviter toute mauvaise surprise lors des futurs contrôles.

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